Alors que la DRESS ( Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) vient de présenter un nouveau rapport sur la démographie médicale, les déserts médicaux ne semblent pas amenés à disparaître.
Atlantico : Suite à la publication, par la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) d'un rapport sur la démographie médicale, quelle est la réalité de la vie des « médecins de campagne » ? Plus que des médecins, ces hommes et ces femmes ont fait le choix d’un exercice de la médecine très particulier. Ambroise Menou, vous êtes médecin sur une île à 8 kilomètres des côtes bretonnes qui compte moins de trois cents âmes. Qu’est ce qui vous a poussé à venir vous installer sur l’Ile de Sein ?
Ambroise Menou : Avant de venir ici, j’exerçais à Gouesnou dans la périphérie nord de Brest. Il devait y avoir un peu plus de 2500 habitants quand je me suis installé et plus de 5000 quand je suis parti pour l’Ile du Sein. Ce n’était pas vraiment une grande ville mais la façon de vivre et d’exercer mon métier était très différente. Ici sur l’Ile de Sein, je suis d’astreinte 24h/24 et 7j/7. Si je suis venu ici c’est parce que mon père y était né, il y avait une véritable charge sentimentale.
source: Yahoo.fr
