INTERVIEW - Jean-Michel Lecerf est chef du service nutrition à l'Institut Pasteur de Lille. Il a co-écrit une note de synthèse sur le sujet pour le Fonds français pour l'alimentation et la santé.
Les députés débattent lundi de la «taxe Nutella», un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale visant à augmenter la fiscalité sur l'huile de palme de 300% pour des raisons de santé publique. Le professeur Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition à l'Institut Pasteur de Lille, revient sur la controverse autour de cette matière grasse souvent diabolisée.
LEFIGARO. - Comprenez-vous les attaques qui sont faites contre l'huile de palme?
Jean-Michel LECERF. - Sur le plan écologique, je ne me prononcerai pas, mais faire de cette huile un poison n'est pas justifié. C'est un produit qui a des qualités. Elle est notamment utilisée par les industriels parce qu'elle a une bonne résistance à la cuisson et qu'elle est solide à température ambiante. Elle a ainsi permis de remplacer les graisses végétales partiellement hydrogénées qui ont des effets délétères avérés sur la production de cholestérol en favorisant la formation du mauvais (LDL) au détriment du bon (HDL). Elle contient aussi des tocotriénols, une sorte de vitamine E, et des caroténoïdes, même si elle perd une grande partie de ces molécules après raffinage.
L'huile de palme n'aurait a
source: Yahoo.fr
