Twitter, Facebook, Apple : vers une privatisation de la censure


Twitter est catégorique : seule la loi américaine fait foi sur son réseau où s'échangent jusqu'à 10.000 mini-messages par seconde. Alors que l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) intente un procès au site de microblogging pour la multiplication de tweets antisémites, l'Américain se cache dans les jupes du Premier amendement de la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d'expression. La pratique n'est pas nouvelle. La ritournelle est même classique des sociétés internet, de Facebook à Pinterest, tous ne veulent répondre qu'aux "lois de l'Etat de Californie".
Twitter, comme les autres, relève pourtant du droit français. Le code pénal stipule clairement que "la loi pénale française est applicable aux infractions commises sur le territoire de la République". Comme c'est le cas des tweets racistes et antisémites circulant sur la plateforme.
Une hérésie pour les médias anglo-saxons qui accusent la France de censure. "La France [...] utilise le même argumentaire que les censeurs ou les tyrans de tout âge et toute culture", tacle le "Guardian". "Un tel régime de censure d'Etat est impensable ici aux Etats-Unis", renchérit le blog "Citizen Media Law Project".
"J'avais publié une photo de fesses, elle a été retirée"
Aucune censure ? Pas si sûr... La limitation arbitraire de la liberté d'expression existe bel et bien sur les réseaux sociaux, d'abord par leur volonté. Depuis leur création, Twitter et consorts ont mis en place des restrictions à l'expression des internautes dans leurs conditions d'utilisation. Sont bannis tout contenu violent, incitant à la haine, menaçants, diffamatoire, protégés par les droits d'auteur, pornographique ou affichant de la nudité. (...)
source: Yahoo.fr