Cette affaire, la plus grave catastrophe sanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale en France, a déjà suscité une profonde remise en cause du système de santé français.
Les laboratoires Servier et sa filiale commerciale Biopharma encourent des amendes et surtout des interdictions d'activité.
Le président-fondateur Jacques Servier, 90 ans, docteur en médecine et en pharmacie, ancien président de l'Ordre des pharmaciens, et quatre autres dirigeants risquent jusqu'à quatre ans de prison ferme assorties ou non d'amendes.
Ils nient les faits et plaideront d'abord des demandes de renvoi de l'audience pour complément d'enquête, voire d'annulation du procès, avant de demander la relaxe si l'affaire est examinée au fond. Dans ce cas, l'audience se finira fin mai.
Ce procès, très rapide selon les critères français, est organisé grâce à la procédure de citation directe lancée à l'initiative de certaines des victimes, contre l'avis d'autres.
Le parquet, les prévenus et certaines victimes souhaitaient que cette affaire soit regroupée avec une information judiciaire en cours à Paris, plus approfondie et visant d'autres délits, mais la Cour de cassation a tranché contre cette demande.
Les deux voies parallèles sont donc maintenues et les prévenus entendent contester ce point lundi au tribunal correctionnel de Nanterre, qui devrait donc entièrement être consacrée à des plaidoiries de procédure.
source: Yahoo.fr