Habituellement, on parle de baby blues peu de temps après une naissance, lorsque bébé est arrivé et que la jeune maman se sent triste, voire déçue par ses premiers pas dans la parentalité. Mais certaines femmes enceintes traversent un autre type de passage à vide, cette fois-ci pendant leur grossesse. Comparé à tort au baby-blues, il doit être pris en charge au plus tôt. L'éclairage de Paola Aburto, psychologue clinicienne.
Baby-blues pendant la grossesse : halte à la confusion !
On parle parfois de baby-blues mais l'état dépressif dont peuvent être victimes certaines futures mamans au cours de leur grossesse est radicalement différent. « Il s’agit en réalité d’un syndrome dépressif qui signe les remaniements psychologiques nécessaires pour devenir paren. C'est le contexte de la grossesse qui est habituellement en cause, pas le bébé,» souligne Paola Aburto. «Au contraire, le baby blues post accouchement est pour moi le seul baby blues. Il s’agit d’une forte déception et une tristesse importante qui s’expriment par des larmes, de l’énervement, avec le sentiment d’être incompétente dans son rôle de mère, de ne pas être épanouie alors que l’enfant tant attendu est bien là. Le baby blues survient dans les 10 jours après l’accouchement. Il s’agit d’un phénomène hormonal et psychologique. Il est passager et témoigne des ajustements psychologiques effectués. Il est aussi la manifestation de la rencontre avec l’enfant réel par opposition avec l’enfant imaginaire. »
source: Yahoo.fr
