Le ministère de la Santé a lancé la semaine de la sécurité des patients. Une sécurité de plus en plus difficile à garantir à l'heure de l'automédication.
Atlantico : Le ministère de la Santé a lancé la semaine de la sécurité des patients visant à améliorer la qualité des soins apportés et la communication avec le personnel de santé. Dans un même temps, l'automédication est de plus en plus pratiquée par les Français, notamment au travers d'achat de médicaments sur internet. Comment, dans cette mesure, garantir la sécurité des malades ?
Jean-Paul Giroud : Ce n'est pas une semaine qu'il faudrait, c'est une année ! Aujourd'hui, il n'y a aucune information objective sur tous les médicaments que l'on trouve sur le marché français. D'autre part, le ministère de la Santé est dans l'incapacité de donner une information complète sur tous les médicaments dont il valide les autorisations de mise sur le marché. En ce qui concerne le grand public, il faudrait développer en parallèle de l'automédication une information sur tous les médicaments vendus sans ordonnance. Il faut savoir que plus de 45 % de ces médicaments n'ont jamais montré une quelconque efficacité mais qu'ils peuvent en revanche entraîner des effets indésirables plus ou moins graves. Dans le domaine de la communication, il serait utile de rappeler aux Français les risques qu'ils encourent et la vérité sur les traitements qu'ils prennent.
source: Yahoo.fr
