Cancer du sein : trop de matières grasses pendant la puberté augmente les risques



Des chercheurs américains ont mené une étude sur des souris prouvant qu’une alimentation trop riche en graisses en pleine puberté contribue au développement rapide des cancers du sein. La prise de poids par contre n’aurait aucune influence.
Consommer une alimentation riche en matières grasses à la puberté pourrait accélérer le développement du cancer du sein et augmenter les risques d’autres types de cancers qui se développent habituellement chez les jeunes adultes. En France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent, avec environ 52 500 nouveaux cas estimés en 2010, soit plus d’un tiers (34%) de l'ensemble des nouveaux cas de cancers féminins, selon les données de l’Institut de la santé (Inserm).
Une étude menée par les chercheurs américains du programme sur le cancer du sein et l’environnement à la Michigan State University et publiée par la revue Breast cancer research indique que ce type d’alimentation provoque des changements dans les seins avant même que les tumeurs apparaissent. Concrètement, les matières grasses perturbent la croissance et augmentent les modifications cellulaires des cellules immunitaires.
Une mesure de précaution
Alors que ces changements interviennent pendant la puberté, ils persistent à l’âge adulte et peuvent causer un développement rapide de lésions précancéreuses qui peuvent conduire au cancer du sein. Pour mener cette étude, le professeur de physiologie Sandra Haslam et son équipe ont nourri un premier groupe de souris en pleine puberté avec un régime faible en gras (12% de leur apport calorique quotidien) et un second groupe avec un régime riche en graisses (60% de leur apport). Ils les ont ensuite exposées à des agents cancérigènes qui produisent des tumeurs.
Trois à quatre semaines après le début de l’étude, les souris nourries avec un régime riche en graisses présentaient des gènes inflammatoires et une hausse des facteurs de croissance dans leurs glandes mammaires. Dix semaines après le début de l’étude, les tumeurs en développement chez ce groupe de souris étaient nettement plus importantes que chez le second groupe.
7

so7urce: topsanté.com